
« Malgré la défaite, Van Bommel a réussi son deuxième examen, sa tactique tenait la route », retient Christophe Franken, la plume de La Dernière Heure. Ce dernier intitule son article d’un « Dégradés par les coiffeurs français ». Comme ses confrères wallons, il rappelle que les Diables ont affronté des réservistes, tout en nuançant : « La France B serait l’équipe A dans 99 % des pays affiliés à la FIFA. »
Mais l’équipe de France est surtout celle de son sélectionneur depuis l’arrivée du Ballon d’Or 1998. Ce que Frédéric Larsimont, le chef du foot à Sudinfo, rappelle avec élégance. « Les noms des onze Français (…) ont été avalés par une énorme bronca, décrit le journaliste. Puis vint l’exception qui confirma la règle : Zinédine Zidane, pour lequel le concert de huées s’interrompit brusquement, cédant la place à des applaudissements nourris. La magie de France 98 puis de l’Euro 2000 venait de se réveiller pour épargner un Bleu, un seul. Celui dont le nom peut encore traverser la frontière franco-belge sans encombre et dont la popularité n’a pas pris une ride. »
« Compte tenu de leur domination en seconde période, la victoire de Zidane et d’Olise était amplement méritée »
Phrase tirée du quotidien allemand Bild
« Tout ce que touche Zizou se transforme en or », rappelle-t-il. Et si Bild s’arrête sur le but d’Olise, en soulignant « la magie de la superstar du Bayern Munich », avec « sa touche de balle inimitable », le quotidien allemand n’oublie pas ZZ : « Compte tenu de leur domination en seconde période, la victoire de Zidane et d’Olise était amplement méritée. »« Olise offre la victoire à Zidane », retient de son côté la Gazzetta dello sport qui voit « la France grandir, même sans Mbappé ». Avec, déjà, des « préceptes zidaniens » bien tangibles : « Avoir le ballon, le récupérer haut, la lâcher rapidement pour créer des situations, profiter des incursions des milieux, et ensuite exploiter le talent des attaquants. »

